Benny Benassi est né à Milan le 13 juillet 1967.

Il travaille comme producteur en collaboration avec son cousin Alle Benassi, qui a été musicien et arrangeur pour l’unité de production internationalement couronnée de succès dirigée par Larry Pignagnoli.

Le premier titre marquant était “I feel so fine” par KMC Dhany (N ° 1 club en Angleterre) en 2001. En 2002, “Satisfaction” arrive et s’impose dans tous les charts Européens.

Timo Maas, Carl Cox, Boy Georges saluent le travail de Benassi de même que
Roger Sanchez ou encore Paul Oakenfold – Benny est alors consacré Mondialement par ses pairs.

L’album HYPNOTICA restera dans le Top 5 EUropéen pendant plus d’un mois.

Les Pincipaux “Remix” de Benassi:

Tomcraft – “Loneliness”
Electric Six – “Dance Commander”
Outkast – “Ghetto Musik”
Robbie Rivera – “Funk a faction”
Goldfrapp – “Strict Machine”
Felix da Housecat – “Ready 2 wear”
Etienne de Crecy – “Someone like you”
Fischer Spooner – “Never win”
Goldfrapp – “Ooh la la”
Moby – “Beautiful”
David Guetta – “In Love with myself”

Benny et Alle ont alors crée Benassi Bros, un projet conçu pour mettre le projecteur sur les deux chanteurs Paul French et Violeta.

Les productions “Benassi Bros” trouvent le succès avec “Illusion” et “hit my heart”. PUMPHONIA, est devenu disque d’or en France.

D’autres singles extraits de HYPNOTICA cartonnent eux-aussi (”Love is gonna save us”).

Benny mixe pour “SUBLIMINAL VI”, un célèbre label New yorkais avec notamment le titre “I want you to come” sous le pseudonyme “BAT67″. Avec ce nom il a aussi remixé “Hot Tin Groove” par Rava et “Warman Whoreman” par “People”.

Il est le premier disc-jockey européen à avoir mixé une compilation pour “SUBLIMINAL”.

En 2003, Benny assoit installe sa reconnaissance – Il est numéro un sur les 100 Premiers titres de danse sur Ministry of Sound.

- DJ MAG tune of the year in UK
- Revelation of the year – Italian Dance Music Awards
- Dance revelation of the year – Danish Music Award
- Nominated for international revelation of the year – NRJ Awards, France

En 2004, – trois nominations à Dancestar, Miami et gagne le titre de mla meilleure vidéo – DjMag DISC-JOCKEY. “…Phobia”, la seconde production de “Benassi Bros” sort en 2005 et devient directement disque d’or en France. Suivent des succès énormes avec les singles “”Every Single Day” and “Make me feel”.

En 2006 Benny crée son “Label”. Quand Benny n’est pas dans le studio, il visite les clubs de par le monde. Son style de disc-jockey est facile à décrire. C’est un savant mélange d’ électro, de house et de techno.

LE Dj Français qui règne sur le monde du Clubbing depuis une dizaine d’années.

Discographie:

  • Soundz of freedom 2006
  • Western dream 2005
  • Africanism, I, II, III
  • Enjoy

Bio:

C‘est en 1990 que le changement s’opère. La vague “French Touch” déferle avec ses tubes dancefloor frais et ultra efficaces. Plébiscité par la presse anglaise, ce nouveau son, inspiré du disco, de la soul ainsi que de la house originelle (New York / Chicago), transforme Paris en nouvelle Mecque de la music et les DJs ¿ producteurs de la ville en stars internationales. D’abord, il y eut Daft Punk et Dimitri from Paris.

Puis en 1998, le tube mondial “Gym Tonic” envahit la planète. Ce titre, qui mêle disco filtrée à la voix de Jane Fonda (samplée sur une cassette d’aérobic !), le tout sur un tempo house, était signé Bob Sinclar (en collaboration étroite avec Thomas Bangalter), personnage mystérieux à qui l’on attribua les qualités (et défauts !) les plus diverses : espion, voleur, playboy de la Riviera, mercenaire, gigolo de luxe, mannequin, star du porno…

En dépit de toutes les suppositions courant autour du personnage, il fut assez vite révélé que Bob Sinclar était tout simplement “Chris The French Kiss”, aka Christophe Le Friant sous nouveau pseudo emprunté au célèbre espion du film Le Magnifique (Jean-Paul Belmondo). On découvrait aussi qu’il n’était pas non plus un néophyte en matière de musique, et qu’il avait été sur le devant de scènes musicales importantes depuis le début des années 90 ¿ l’acid jazz et le hip hop en particulier. Mais c’est la house aux résonances disco qui va très vite devenir le domaine de prédilection, voire le lieu de déperdition, de Bob Sinclar. Il n’en reviendra pas, pour le plus grand plaisir de nombreux club kids tout autour du globe.

Élevé dans le Marais, au centre de Paris, Chris débute sa carrière de DJ au Palace, temple de la disco des années 80. Malgré la carrière de tennisman professionnel qu’il avait un temps envisagée, il décide de se consacrer aux platines après avoir écouté des DJ hip hop, phénomène musical des années 80. Après avoir fait connaître son pseudo Chris the French Kiss en jouant hip hop donc, mais aussi R&B et acid jazz, il crée avec Alain Hô le label Yellow Productions et commence à enregistrer sa musique sous diverses entités, comme Réminiscence Quartet et The Mighty Bop.

En 1997, après avoir entendu les créations hybrides hip-house de New York (Kenny “Dope” et Armand Van Helden en tête), Chris se tourne vers des sons up tempo club. “La première fois que j’ai fait un titre house, c’était incroyable”, se souvient Chris. Une fois son propre disque posé sur les platines, il constate “le pouvoir que cette musique a sur le dancefloor” en direct depuis la cabine DJ. En 1998, “Gym Tonic” devient un des titres les plus diffusés dans les clubs du monde entier. (source: Universal Music).

A 12 ans, Cerrone est batteur et fortement influencé par le rhythm’n’blues d’Otis Redding. Sa passion pour la musique effraie ses parents qui essaient de l’en éloigner.
A la fin des années 60, Cerrone est fasciné par Chicago, Blood Sweat and Tears, Cream, Hendrix, et Santana. Il décide d’échapper à la carrière trop traditionnelle que son père a tracé pour lui. Cerrone fugue pendant 2 ans. A 17 ans lorsque Cerrone persuade Gilbert Trigano d’engager des groupes de rock dans ses fameux Clubs Meds, il devient directeur artistique de 40 villages.

Kongas, son premier groupe, est régulièrement programmée dans le club mythique de la cote d’azur : le Papagayo de St Tropez. Eddie Barclay craque pour le show et signe son premier tube : “Boom”. Cerrone décide par la suite d’enregistrer en solo “Love in C Minor”, une composition avant-gardiste que les maisons de disques lui refusent. “Commencez donc par mixer votre morceau !…” lui dit-on à l’époque. C’est vrai que le pied de grosse caisse est mixé très en avant, chose très inhabituelle à l’époque. Le disco est en train de naître !

Cerrone choisit l’auto-production et distribue Love in C par ses propres moyens, démarchant les magasins lui-même en se faisant passer pour un importateur de musique anglaise. Très vite, grâce aussi à une pochette sexe choquante pour l’époque, Cerrone fait l’événement et son morceau cartonne aux Etats-Unis.

Cerrone part alors s’y installer et signe la version originale de “Love in C” sur le légendaire label Atlantic. Le titre devient un hit mondial avec 3 millions de copies vendues !
La fièvre disco envahit le monde. Cerrone invente “l’euro-disco”, une forme de dance-music synthétique dont l’hymne “Supernature” est le plus fier ambassadeur ! Une surprise désagréable dans un premier temps pour sa maison de disque qui doute du résultat; 8 millions d’exemplaires plus tard, 5 Grammy Awards et plusieurs Golden Globes en poche, Cerrone est sacré maître des dancefloors.

Il travaille par la suite en tant qu’auteur / compositeur pour d’autres, en tant que producteur pour le cinéma, le théâtre, ainsi que pour d’importants événements internationaux. Il collabore avec Art of Noise, Earth Wind and Fire…

Année 2000 : pendant que Cerrone monte un grand show hollywoodien à L.A pour le Millénium, il devient un des artistes les plus samplés par la nouvelle génération de producteurs de musiques électroniques. De Bustafunk à Modjo, du Knight Club à Dj Gregory, la french touch aime Cerrone. Paul Johnson et Lionel Richie le sample de leur côté, tandis que Bob Sinclar lui rends hommage avec succès l’été dernier via le club anthem “Feel for you” ! Leur rencontre était inévitable.

Année 2001 : Barclay signe le fond de catalogue de Cerrone (18 albums et 4 BOF sortis sur le label Malligator que Cerrone a créé en 1976).

Première sortie prévue d’ un Dj mix du meilleur de Cerrone comprenant également des titres de house de producteurs présitigieux samplant ses titres phares et emblématiques. Le Dj chef d’orchestre convié pour ce premier volume est bien sûr Mister Bob Sinclar himself, un des fers de lance de la french touch. Cerrone by Bob Sinclar est un mix house où se côtoient l’ancienne et la nouvelle école du disco, la house U.S, les prémices du Garage, la Soul, le filtre, les chœurs hallucinés, les vocaux saule-pleureurs, le beat et les strings à l’infini.

L’occasion pour Cerrone de surprendre avec de nouveaux mixes de deux de ses incontournables classiques : “Give Me Love”, et “Supernature”, les deux premiers singles extraits du Cerrone by Bob Sinclar. Bob Sinclar fédère les anciencs fans et la nouvelle génération ! L’album dépasse largement le double disque d’or.

En 2002, aux côtés de Nile Rodgers et Joachim Garraud (David Guetta), Marc Cerrone sort un nouvel album studio, Hystéria, qui connaît un large succés d’estime, notamment sur les dancefloors. Janvier 2003, Cerrone investit l’Oympia, qu’il transforme en nightclub géant avec à ses côtés les Djs Mousse T & Spiller. Infatigable, Marc Cerrone déboule en ce printemps 2004 avec une biographie évènement, un Best of de tous ces tubes remastérisés Best Of Cerrone Culture, et à la rentrée prochaine (Octobre) un DVD de tous ses clips agrémenté d’extraits de ses meilleurs concerts. Cette légende vivante de la dance music n’a pas dit son dernier mot. (source: Universal Music)

Schiller is the brainchild of Christopher Von Deylen, an electronic/new age artist from Berlin, Germany. He, along with an array of talented vocalists and musicians, have created an exotic blend of world and new age music with hints of fine European trance to delight and dazzle the senses.Christopher Von Deylen – and collaborations with Sarah Brightman, Peter Heppner, Mike Oldfield, Moya Brennan, Jette von Roth, Milù, Veljanov, Kim Sanders, Maya Saban, Isgaard, Tarja Turunen and others.

    Après un an de travail, l’enregistrement de l’album « Beautiful Creatures » est terminé : comment se sont passées les sessions d’enregistrement ? Parlez nous de cet album, pouvez vous nous en donner un « avant-goût » ?

    Pierre : Nous avons commencé à enregistrer les voix sur des versions démos sans réel but. Assez vite nous avons réalisé qu’un album prenait forme, et c’est à ce moment que nous avons commencé à nous mettre vraiment la pression. Après quatre morceaux, nous avions atteint le point de non-retour, nous ne pouvions plus nous arrêter. Plus nous avancions, plus nous allions vite, ça devenait comme une drogue.
    Je crois que c’est à cause de cette pression que j’ai eu besoin de m’évader un peu en remixant certains groupes.

    Votre récent EP quatre titres « Discordance » classé N°1 cet été des autoproductions dans le FRENCH ALTERNATIVE CHARTS constitue en quelque sorte votre carte de visite. « Beautiful Creatures » est-il dans la même tonalité musicale ?

    Sylvie : DISCORDANCE constitue une vision assez éclectique de BEAUTIFUL CREATURES.
    Pierre : Je pense que DISCORDANCE est assez commercial, alors que BEAUTIFUL CREATURES est beaucoup plus intime.

    Quelles histoires racontent vos chansons ? Quelle est votre approche de la création des textes ? Etes vous influencés par une littérature particulière ?

    Sylvie : Nos chansons traduisent les états d’esprits par lesquels peuvent passer les gens à différents moments de la journée et nous avons développé le côté le plus sombre, soit le côté nocturne.
    Parfois, pris dans un élan profond tel que celui de la danse, des personnes peuvent devenir «amnésiques».
    Qui ne s’est pas réveillé un jour sans se souvenir de la veille ou en se demandant les raisons de ses agissements…
    C’est cette «intrigue» que nous avons tenté de décrire.
    Pierre : Nous parlons aussi de choses très simples qui nous compliquent la vie, l’amour la haîne, la mort, les sentiment humains etc… That Smiling Man reprend le thème d’une nouvelle un peu torturée que j’ai lu il à longtemps, et For Your Own Good raconte l’histoire d’amour très compliquée d’un ami. Il suffit parfois de regarder autour de nous et notre imagination fait le reste…

    A l’écoute de votre premier album «Beautiful Creatures », on a l’impression que vous avez ouvert votre univers musical ?

    Sylvie : Ta question est intéressante car tu as su ressentir un univers particulier.
    La plupart des textes peuvent donc faire référence à l’univers de la nuit, dans lequel les gens se «dénaturent» bien souvent.
    Ce côté sombre conduit à un monde parallèle dans lequel les transformations de tous types sont accessibles autant sur le plan physique que sur le plan psychique.
    Dans la plupart de nos morceaux, les personnes décrites se demandent souvent comment elles ont pu arriver où elles sont, les interrogations s’accumulent comme dans Victim’s Heart…
    Elles cherchent à assouvir des désirs qu’elles n’éprouvent plus la journée – ou encore, elles rêvent comme dans For Your Own Good…

    Dès le premier titre « Black Fever (Berlin by night) », on remarque que la composition, la structure, le jeu des synthés, la complexité des arrangements et des rythmes sont très élaborés : Quels sont vos maîtres ?

    Pierre : C’est le morceau que nous avons enregistré en dernier, à l’époque, nous ne connaissions pas encore l’ordre des morceaux, mais très vite il s’est imposé et nous avons décidé de l’utiliser pour ouvrir l’album. J’aime son coté sombre, la façon dont Sylvie le chante, je ne sais pas pourquoi mais en le composant je pensais toujours à une boite de nuit Berlinoise. Nos maîtres sont nombreux, mais on peu citer par exemple Anne Clark, Depeche Mode, Bowie, Klaus Nomi et Kraftwerk.

    Sylvie, ta voix est très mélodieuse je crois faire l’unanimité en affirmant que tu as une très belle voix, travailles tu particulièrement le chant ?

    Sylvie : Pas du tout. Je ne sais pas ce qu’est un cours de chant…
    Paradoxalement, je pense savoir maîtriser ma voix.
    J’ai toujours écouté beaucoup de musique et je parviens à ressentir les choses.
    Merci pour l’éloge!

    Votre album offre onze titres et au moins six singles, six hits potentiels. On peut citer « That smiling Man » magnifique titre, «Discordance » figurant dans une version longue différente du EP, « Re-Love » également dans un autre mix, « Black Fever (Berlin by Night) », « Victim’s Heart », « Beautiful Creatures ». C’est une performance remarquable alors que dans la production actuelle, on a bien du mal à trouver un seul single dans un album. Que pensez-vous de la qualité de la production musicale actuelle ?

    Sylvie : Personnellement, je suis assez déçue de ne pas pouvoir avoir accès à la musique que j’apprécie par le biais des radios hertziennes mais c’est aussi une façon de garder mon jardin secret.
    J’avouerai cependant que je n’approuve pas totalement le fait que la plupart des médias incitent les gens à écouter le même style de musique en raison d’un mouvement de mode à un moment donné, c’est assez regrettable, notamment pour les plus jeunes générations qui n’ont pas forcément accès à des supports médiatiques autres que la télévision ou les grandes stations de radio.
    Pierre : Question difficile… c’est vrai qu’en général il n’y a pas plus de deux ou trois singles tirés d’un album, maintenant est ce un choix tactique de la maison de disque, ou du remplissage de la part des artistes ? Il suffit d’écouter le dernier album de Depeche Mode pour se rendre compte du problème…On trouve heureusement encore de très bons albums qui échappent à cette règle.

    Quels sont le ou les titres que l’on peut espérer voir sortir en format single ?

    Sylvie : Je ne sais pas trop… Beautiful Creatures ou Victim’s Heart.
    Pierre : Oui, et aussi That Smiling Man.

    Vous semblez apprécier les ambiances tout à la fois romantiques et nostalgiques, remarquables notamment sur le morceau tout en finesse « For your Own Good ». Est-ce le cas ?

    Sylvie : Pour ma part, c’est assurément vrai!
    Je suis assez nostalgique mais surtout très attirée par les ambiances romantiques.
    Le morceau qui illustrerait bien cette attirance serait pour moi «Les plus mauvaises nuits» du groupe Indochine, dans lequel je me sens «en accord».
    Pierre : C’est par période, mais il ne faut pas que le morceau soit obligatoirement calme pour nous faire vibrer.

    Un artiste a dit un jour cette phrase : « la musique est la traduction, le reflet vibratoire de l’énergie sexuelle ».Qu’en pensez vous ?

    Sylvie : Cette citation me paraît très juste et elle se justifie.
    Pierre : C’est très Freudien, mais j’aime beaucoup. Possible en effet.

    La production, le son sont également à la hauteur de vos compositions ; avez-vous un producteur ou un ingénieur du son ?

    Sylvie : Tout le talent revient à Pierre qui est très soucieux de la moindre note.
    Pierre : Tout est fait maison, pour ce premier album personne n’est intervenu dans la production. Nous prenons notre temps pour arriver au mixage définitif, un morceau comme That Smiling Man a du faire l’objet d’une trentaine de versions avant que nous soyons satisfait.

    Qu’est ce qui vous stimule, qu’est ce qui vous inspire ? Quelles sont vos passions ?

    Sylvie : La musique essentiellement et l’amour.
    Pierre : Je suis très inspiré par le cinéma de David Lynch, nous avons même enregistré un morceau intitulé Laura Palmer, qui était trop triste pour intégrer l’album. Sinon je suis un fan d’information, je suis capable de passer des heures à regarder I TELE en boucle…ça entretien certainement mon coté dépressif…

    Pierre est un excellent remixeur, apprécié, sollicité, dernièrement il a réalisé des remixes pour EUROVISION (USA), BRAND NEW DAY (USA), WAITING FOR WORDS (France), CELLULOIDE (France). Que pensez vous de cette profusion de remix sur les maxis, jusqu’à huit ou dix parfois déclinant un titre. Pour vous est-ce une démarche artistique intéressante ou uniquement du marketing ?

    Sylvie : Ca dépend, quand j’adore un titre, la «profusion» ne me gêne pas, dans le cas contraire, je la trouve excessive.
    Pierre : Paradoxalement je ne suis pas fan des remixes. Beaucoup de pseudo remixeurs ne sont pas des musiciens et persistent à faire du copier coller, ce qui débouche quasiment toujours au même résultat : la destruction de l’essence même du morceau original. Personnellement je m’imagine mal écouter dans ma voiture le même titre remixé 10 fois de suite… Maintenant si ça fait vendre des disques…

    Comment vivez vous, comment ressentez vous la musique lorsque vous composez, chantez ou plus simplement vous l’écoutez ?

    Sylvie : Comme tu l’as sans doute compris, la musique est ma passion première… et je prends systématiquement du plaisir à la «manipuler» d’une façon ou d’une autre.
    Pierre : Ca dépend surtout de notre état d’esprit, lorsque nous composons, les morceaux viennent naturellement à nous, en général des images se forment, et une nouvelle histoire peut commencer.

    L’auteur Soe_V vient de participer à l’album « A Walk Trough The Night » des WAITING FOR WORDS ; sur votre album elle écrit des paroles pour le titre « Black Fever (Berlin by night) ». Qu’attendez-vous de la participation d’autres artistes à vos compositions ?

    Pierre : Comme je te disais tout à l’heure, ce morceau est le dernier que nous ayons enregistré, et nous avons eu un blocage sur l’écriture des textes, Sylvie a écrit les phrases en allemand, et moi les premières phrases du 1er couplet, ensuite impossible de continuer… nous en avons parlé à Soe_V en lui expliquant le thème du morceau, et 48 heures après je recevais un mail avec les textes définitifs. Un sans faute de sa part ! Nous sommes assez ouverts aux collaborations quand elles peuvent apporter quelque chose. Je pense que nous travaillerons avec l’aide d’un co-producteur pour le deuxième album.

    La réussite musicale, à votre sens, c’est vendre des millions d’albums ou bien faire la chanson, le titre, que vous trouverez parfait ?

    Pierre : Idéalement les deux
    Sylvie : Oui… Mais je trancherais pour la seconde proposition.

    Le projet FORETASTE, qu’évoque t-il pour vous dans l’avenir ?

    Sylvie : Toucher de plus en plus de monde par notre travail, de manière positive bien sûr !
    Pierre : Un deuxième album encore mieux que le premier, et peut être aussi des collaborations avec d’autres artistes.

    Propos recueillis par Marc – © Copyrights Yaew Production – 2004

     juin 14th, 2007 by Marc Didier Moutte

    La première impression après l’écoute de SIN_LAB c’est la qualité de la production. Aviez vous déjà une vision de l’album à son commencement ? Saviez vous exactement à quel résultat vous souhaitiez arriver ?
    JB : Il y a eu en effet un énorme travail au niveau de la production de la part de Member U-0176 (ndr : Celluloide/Thee Hyphen). Je lui ai envoyé les morceaux qui ont fait l’objet d’un premier pré-mix assez proche du résultat final.
    Je crois que nous avons fait 4 ou 5 masterings différents avant d’arriver à la qualité d’écoute souhaitée. En ce qui concerne l’album, je voulais quelque chose de séduisant et mélancolique qui sache émouvoir. Quelque chose qui soit un mix de tous les éléments que j’aime, à savoir l’EBM, la new wave et la synth pop.
    C’est avec cette idée en tête que j’ai écrit les morceaux.
    Seb : L’idée d’album a été assez tardive. Cela faisait longtemps que nous répétions régulièrement quelques compos. Nous avons gardé celles qui correspondaient le plus et à une démarche globale et à nos goûts qui évoluent avec le temps.
    Certaines chansons semblaient faire partie de notre histoire même en subissant des arrangements plus électroniques. Ensuite JB a composé le reste de l’album. Au moment de l’enregistrement des voix, on s’est rendu compte que l’ensemble était cohérent et que le résultat global se nourrissait de chaque chanson qui compose l’album.
    Nos expériences en laboratoire ont abouti au-delà de nos espérances !

    A la différence de beaucoup de groupes synthpop, on retrouve dans SIN_LAB un gros travail harmonique avec de vraies mélodies qui accrochent rapidement l’auditeur.
    En apportant cette humanité dans votre musique, revendiquez vous qu’il y a des hommes derrière les machines ?

    JB : Il était évidemment hors de question de se contenter de mettre des séquences bout à bout et de les faire tourner en boucles. Les chansons qui nous touchent sont celles qui ont une histoire à raconter et si tu veux faire passer une émotion, la mélodie se doit également de tenir la route.
    Seb : La musique est une affaire de ressenti, de feeling et de rencontres.
    Peu importe le biais que tu utilises pour exprimer ce que tu ressens. Nous affectionnons les machines qui décuplent le potentiel de création, mais il faut savoir que c’est aussi un « piège de facilité ». Il ne suffit pas de poser 2 accords sur un arpégiateur et de trouver ça génial pour construire une chanson.
    Sur certaine chanson de l’album, nous avons même incorporé très naturellement de la guitare comme atout humanisant. Cela allait dans le sens de la mélodie ou de l’ambiance générale du morceau et puis ça nous donne une vraie légitimité de groupe.

    Il y a t’il une référence en matière de musique électronique qui vous aide dans votre approche musicale ?
    Seb : Nous aimons beaucoup de groupes et de styles différents. Tous les citer serait fastidieux (au risque même d’en oublier), mais il nous est impossible de ne pas citer Depeche Mode sans qui nous ne serions pas là aujourd’hui. C’est l’exemple typique d’un vrai travail de songwriter (Martin L. Gore) avec des arrangements électroniques monstrueux (merci Alan). Leurs chansons passent dans le temps, sans vraiment prendre de rides ;
    et la relecture signée Linkin Park de Enjoy the Silence est une preuve de leur intemporalité.
    Plus récemment, on aime beaucoup De/Vision, Mesh, APB,VNV Nation, Haujobb ou les premiers Front 242
    Ils nous ont tous marqués et influencés inconsciemment, nous forgeant une culture musicale déjà très 80’s.

    Pourriez vous nous parler du travail de composition et de l’écriture des textes, chaque membre a t’il un rôle bien défini au sein de DEKAD ? Quelle est votre méthode de travail ?
    Seb : Chaque membre a trouvé sa place. JB est un acharné des sons. C’est un workerholic perfectionniste très efficace et bourré de talent. Jérôme a amené ses riffs de guitare et j’ai plaqué ma voix sur les chansons. JB a construit l’ensemble du matériel nécessaire à l’album. Quatre chansons sont issues d’un travail collectif, le reste est sorti de son cerveau malade.
    Pour le prochain album, Jérôme a déjà amené quelques idées de mélodie et je travaille en parallèle de JB sur ses propres compos.

    L’Europe découvre de plus en plus la musique française, est-ce que le fait de chanter en anglais est pour vous un plus pour vous exporter à l’étranger ?
    Seb : Vu le style musical et la quasi inexistence en France des médias qui s’y intéressent, on a acquis une notoriété outre Rhin.
    Chanter en anglais était une évidence par rapport à nos influences sans être un but en soi.
    C’est très difficile de chanter en français, il faut avoir quelque chose à dire ou avoir de l’humour…

    Les musiciens se révèlent souvent être de très bon remixeurs, est-ce que cette idée vous effleure ? Avez vous reçu des propositions ?
    JB : C’est un exercice qui me plaît beaucoup. J’ai fait une remix pour Thee Hyphen qui, j’espère, devrait voir le jour sur une prochaine compilation. Je trouve très excitant de pouvoir s’emparer du morceau d’un artiste et d’y ajouter son grain de sel ! C’est une expérience que je recommencerai sans hésiter si l’occasion se présente.

    A mon sens un groupe n’est pas obligé de jouer live pour pouvoir vendre des disques, qu’en pensez vous, et envisagez vous de vous produire sur scène en France ou à l’étranger ?
    Seb : Nous pensons que jouer live est un vrai travail à part entière quand on fait de la musique électronique.
    Rien de plus chiant que de voir 3 pingouins dont 2 sont scotchés derrière des machines.
    Il faut pouvoir compenser par du visuel, des lumières, d’autres arrangements …
    Nous préférons nous concentrer sur un travail de studio pour l’instant.
    Construire un set demande un vrai répertoire revisité, c’est beaucoup de travail…
    Ce n’est pas pour tout de suite sauf si une opportunité venait à nous.

    Projetons nous dans le futur, et parlons de votre son de demain. Avez vous le projet de travailler sur un deuxième album, et si oui, pourriez vous nous dire ce que vous envisageriez pour ce deuxième opus ?
    JB : Comme on le disait tout à l’heure, nous avons commencé l’écriture de nouvelles chansons. Cette écriture est totalement différente de celle du premier album de par une utilisation plus importante d’instruments virtuels.
    Cela se ressentira certainement au niveau des sons et de la structure des morceaux.
    Seb : Peut être pourront elles figurer sur le prochain album, c’est une discussion que l’on doit avoir entre nous et notre label.
    Au vu de ce qui est amorcé, on peut vous assurer qu’il sera dans la même veine que SIN_LAB, de l’émotion et du beat !

    Merci les DEKAD, et pour clore cette interview avez-vous des choses à dire aux lecteurs de YAEW ?
    Un grand merci à toi Marc pour ton support précieux et merci à vous tous de défendre si justement la cause de l’electro pop française, de suer sur les dance-floors et de supporter des groupes qui débutent comme nous, bien trop souvent écrasés par les dinosaures qui vampirisent les ondes …;-)

    Interview by F & Marc – © Copyrights Yaew Production – 27.07.2005

    Le chou frisé, y a que ça de vrai !La voilà enfin, cette interview promise pour “très bientôt” ! Un délai de traduction nécessaire, un fichier égaré, et voilà, le temps passe… Mais enfin ça valait le coup d’attendre, car vous allez découvrir Brian Erickson, l’âme damnée de Velvet Acid Christ, sous un nouveau jour ! Il est loin le temps de “fun with drugs”…

    1) Il y a tout juste 10 ans, VAC sortait son premier album, “Church of Acid ». Comment résumerais-tu cette décennie? Le groupe a-t-il évolué dans la direction que tu t’étais fixé au début ? As-tu été surpris, déçu, enchanté ?

    Plus que tout, je suis surpris d’avoir su toucher les gens, les avoir aidés à changer. Je vois le monde un peu d’un autre regard. J’ai mis en avant un message non pas de haine et d’intolérance, mais axé sur la volonté de changer et de découvrir. Je suis heureux d’avoie aidé la cause des animaux. J’en suis très fier. Je pense avoir grandi, mûri comme ma musique. Nous avons balayé un large spectre musical au fur et à mesure des disques. Je suis heureux de ne pas m’être répété disque après disque, comme d’autres groupes l’ont fait sur cette même période. Nous nous sommes efforcés de chercher et tester différentes solutions… Je suis heureux d’avoir autant de fans tout autour du globe, ainsi que d’avoir influencé la musique. Je ne me prend pas pour une espèce d’icône du genre Skinny Puppy ou the Cure, mais plutôt comme un groupe underground culte avec un groupe de fans qui le suit depuis les débuts. À cet égard, oui, je suis très heureux.

    2) Comment et pourquoi a-tu commencé à faire de la musique? Quel fut le déclic ?

    J’adorai jouer de la guitare, chanter, étant petit. J’aimais la musique étrange et puissante. Le déclic se fit quand j’ai eu un Atari st. C’est avec lui que j’ai basculé dans la musique électronique, en travaillant sur ces petits écrans il y a longtemps. Cela m’a amené au midi, aux claviers analogiques comme le Juno 106 (qui est la base du son de VAC au début). Travailler avec un tel matos était sympa, facile. C’était facile de sortir un son impeccable d’une source très moyenne. Souvent j‘ai en mémoire une nuit ou j’ai écouté du sisters of mercy puis je suis sorti dehors devant ma maison, j’ai regardé le ciel et j’ai dit “je peux faire pareil”. Enfant, je tripais sur : Duran Duran, U2, Rush. Ado: Sisters of Mercy, Skinny Puppy, Orbital, Meat Beat Manifesto, et the Cure.

    3) Dans les livrets des albums, tu cites plein de références musicales, et dans ta dernière interview pour elegy, tu te rappelles exactement de ce qui t’a influencé pour chaque morceau de “Lust for Blood”. Tu ne crains pas les remarques acerbes de certains malveillants qui affirmeraient « VAC ce n’est qu’un mélange d’influence, point. » ? (je n’en crois rien personnellement!) Tu es conscient de ces influences quand tu composes ou bien réalises–tu après ?

    Nous sommes tous des sortes d’éponges, influencées par tout ce qui nous entoure. Tout ce que je dis influence et est sous influence. J’écris toujours les notes, puis j’organise le morceau, enfin j’assemble tout et je produis. C’est cela qui compte. Je suis fier d’être influencé. Je pense avoir un sacré bon goût dans mes influences musicales. Un groupe qui m’apporte est un grand groupe. Il arrive que les idées viennent d’un autre groupe, ou bien un gimmick, un riff… mais pas toujours. On se rend compte de l’influence après avoir écrit le titre en général.

    4) Tous tes albums diffèrent les uns des autres. Cependant il existe un dénominateur commun que je résumerai par cette maxime : sentiments profonds et émotions fortes. Malgré les différents line-ups, ils semblent venir du fond de toi-même. Quelle place laisses–tu aux autres musiciens dans la composition, le travail du son, etc… ? Es–tu un dictateur féroce ou leur laisses-tu explorer leur propres champs sonores ?

    Je fixe des règles : pas de country, de blues ou de chansons joyeuses. Pour le reste, pas de problème. Le truc c’est que je suis le producteur de tout. D’habitude, je laisse les autres musiciens tout tripoter, ou commencer une chanson que je vais finir. Il arrive que quelqu’un écrive toute la chanson, et je ne ferais que chanter, mais c’est rare. Cela s’est produit sur les deux derniers albums, avec “Machine“, “Misery“, et “Eva“.

    5) Es–tu satifait du recrutement des deux nouveaux membres de VAC, Todd Loomis et Chris Kutz ? D’ou viennent–ils ? Comment les as tu rencontrés ? Que font–ils au sein de VAC?

    Kutz n’a joué de la batterie que sur le Vivisected mix de “Wound“ sur le single, c’est tout jusqu’à présent. Par contre, Todd a composé entre 15 et 20% de Lust for Blood. C’e qui est génial c’est qu’il peut tout faire comme moi : chanter, composer, jouer des instruments et ça se passe très bien. Ces deux musiciens viennent de ma ville, on s’est rencontré dans un magasin de musique…

    6) Parlons un peu de toi, si tu veux bien. Au moment de “Fun with knives”, tu déclarais que tu avais “pris ton pied avec les drogues” (« fun with drugs »), mais sur “Twisted Thought Generator” tu avouais que tu étais en pleine dépression à cause de l’extasy, depuis des années. Aujourd’hui tu parais clean : pas de drogues, pas d’alcool ni de tabac, tu manges végétarien etc. Pourquoi ce revirement ? A quoi le devons–nous ? As–tu des regrets quand à cette époque ?

    Je n’accuse nullement l’extasy d’être responsable de mes malheurs passés. Je n’avais qu’à prendre du 5-htp pour m’en sortir à l’époque, mais je l’ignorais. J’étais dépressif car ma vie privée allait à vau-l’eau… ruptures, pertes de proches. Chacun grandissait et quittait le foyer, et pendant ce temps je jouais le musicien hardcore. Ça a été dur à encaisser. J’ai toujours entendu parler du régime végétarien afin de lutter contre le vieillissement. Dès que j’ai commencé, mes problèmes se sont enfuis. C’est étonnant ce que ce régime strict peut vous apporter. Par contre il faut bien respecter les consignes. J’en avais assez de me détruire, de me désoler sur mon compte. J’ai découvert combien la nourriture joue un grand rôle sur nous. En fait c’est capital. Je ne regrette rien. Maintenant je vais de l’avant, il me reste encore tant à vivre. Je n’ai été qu’un jeune écervelé en même temps que j’essayais de trouver ma place dans ce monde à la con. Maintenant, c’est fait et j’ai trouvé une petite fontaine de jouvence en adoptant cette manière de vivre. Je mange pas mal de chou frisé, des fruits. J’ai pu faire face à mes peurs. Quand j’ai arrêté les drogues, je me suis rendu compte qu’elles n’étaient qu’une excuse à mes problèmes, un prétexte. Il y avait un mal plus profond.

    7) Tes sentiments, tes émotions, surtout à propos de l’amour et de ses tourments semblent être la base de ta musique. Est–ce vrai ? Est–ce l’explication a l’absence de joie dans les albums ?

    De la joie, dans VAC ? Non. Tu peux en entendre dans Toxic Coma mon side–project, mais dans un disque de VAC, jamais ! VAC est un projet sombre, c’est mon côté obscur. Il y a des moments où je suis heureux mais je les partage peu, et seulement par le biais de Toxic Coma.

     Tu évoques aussi (et milite pour, je suppose) les droits des animaux, gays, lesbiennes, femmes, ton engagement en politique… Cela t’inspire–t-il en musique ? Cette rage, cette colère sont-elles un bon carburant pour composer ?

    Oui. Etre brutalisé comme je l’ai été, maltraité car différent… Cela a eu un impact fort sur moi et ma vision que j’ai du monde. Oui, je me bat pour les gens persécutés injustement par les intégristes religieux, les puissances capitalistes et médiatiques. J’ai été élevé par des femmes. Les hommes que j’ai pu connaître m’ont abandonné. Cela me rend malade que les femmes n’aient pas un juste salaire. Grandir fut une épreuve. Mon père est parti, n’a jamais aidé financièrement ma mère qui avait deux emplois pour nous élever.

    9) Es–tu très engagé maintenant (contre Bush, pour l’écologie, les droits des minorités, des animaux, les problèmes climatiques…) Milites–tu pour ou contre quelque chose, ou alors penses–tu que ta musique suffit à éveiller les consciences?

    J’envoie des messages, je réveille des gens et parfois je manifeste. Cependant je ne suis par pour une révolution armée. Ma guerre est intellectuelle.

    10) Dernière question et j’arrête de te torturer. Vu que tu vas probablement faire une tournée pour la promo de “Lust for Blood”, passeras tu en Europe, en France ?

    Cette année je ne prévois pas de concert, c’est bien trop tard. Par contre l’année prochaine, il y aura des concerts, je pense, et des petites surprises… Qui sait ?

    Propos recueillis par Jean-Marc Ligny et traduits par Peter Rainman.